samedi 28 février 2009

Bailar con el Viento - Bader-Cuernos

"Bataille contre le vent", c'est le souvenir qui restera attaché a cette belle course dans laquelle nous nous sommes fait secouer.

Nous avons trouvé des relais sur le bas de voie, et avons ensuite choisi une variante.
2h30 de marche d'approche depuis le camp de base et 850m de dénivelé
une voie de 800 m - un premier socle de 300-400m, 120m de pierrier en schiste pour finir par une course d'arête de 250m.


Il va falloir plusieurs jours pour finir cette voie, en jouant avec le vent.
D'abord 3 longueurs, 150m, jeudi 17 février, sous un vent violent qui épuise littéralement.
"Le vent est quasi continu, des rafales latérales nous balancent de droite à gauche pendant une minutes. Une petite accalmie de 5 minutes... on entend le vent qui siffle sur le sommet d'à côté, nous offre le temps de nous agripper correctement avant qu'il n'arrive sur nous. Nous équipons des stats et rentrons au camp."
Samedi, après une journée de repos, seulement 2 longueurs ont pu être fixées, toujours à cause d’un vent trop fort pour continuer jusqu’au sommet, mais les difficultés ont été absorbées.
Dimanche 22, sous un soleil radieux et sans vent, remontée du bastion sur les cordes statiques pour s’attaquer à une course de montagne alpine : une épaule de granit pour finir par une course d'arête de rocher marron brisé qui forme le chapeau sommital des Cuernos.
Cette arête de 250m, facile techniquement, demande une vigilance accrue en raison de la qualité douteuse du pierrier mais surtout à cause des bourrasques de vent (100-120 km/h) ; sur cette arête nous n'avons aucune possibilité de nous protéger, il faut faire au plus vite.

13H30 l’équipe est au sommet.
A la descente, les soucis ne sont pas finis. Il faut déséquiper en descendant en rappel.
Le premier rappel se coince ! Une heure plus tard, grâce au numéro de trapèze volant de Fred, la corde est récupérée, mais 2 rappel plus tard, rebelote ! L’extrémité d’une corde se coince derrière une écaille, elle sera abandonnée et finalement récupérée dans la semaine.
Elle n'était pas soumise à de grosses contraintes et n'est pas fragilisée.

"Tchao Pantin", Cuernos Este

Retour sur une belle ouverture de l'équipe Cyril, Julian, et Jean Michel, située seulement à 1h de marche du camp de base.
La voie vise un superbe pilier qui "bute" sous un chapeau de schiste déversant.

Une voie en roche magnifique, cotation 6C A2 - 450m - 11 longueurs, au soleil depuis tôt le matin. Un dernier off width en 6B, libérable en 7BC par quelqu'un de fort. De belles longueurs en artif.

Dans les coulisses de l'équipe, pourquoi Tchao Pantin ?

Un clin d'oeil au film de claude Berri dans lequel jouait Coluche ? En fait, rien à voir... nous restons dans le vocabulaie hyper spécialisé de la grimpe, et plutôt un remerciement à Petzl, l'un des sponsor de l'équipe qui fabrique le "Pantin", un bloqueur de pied qui facilite les remontées sur corde.
Quand à Tchao, c'est tout simplement, parce que cet outil est tombé lorsque que Fabien est arrivé en haut de la voie et qu'il n'a pas été possible de le retrouver.

vendredi 27 février 2009

"tranquille", tout va bien au Torres del Paine, Vallée Bader !

France, vendredi 27 - 21h00 - entretien satellite avec Frédéric
Rassurez vous tous, tout va bien. Mais aucun de nous n'en doutait, au vu des précédents messages. Mais de vive voix, on sait vraiment que tout va bien, "que nous avons beaucoup de change, on a tous réussi à grimper correct, certes il y a beaucoup de vent, pas trop de pluie ni de neige (au moins au camp de base) ;au camp de base (650m d'altitude) il fait bon - 15-20°C , 4 à 5°C au plus froid".
En une semaine chaque équipe a réussi à faire une belle voie. "Depuis la France, à partir de photos, des vues de loin, on ne savait pas si le rocher était bon ou pas ; on n'avait pas vraiment d'objectif clair. Sur place, un peu d'observation, de discussion sur des zooms de photos de repérage : on décide ensemble de qui, souhaite faire quoi, prédilection pour l'artif ou pas, en libre... On a eu la change de pouvoir grimper tous les jours."

Demain les 2 équipes repartent "on change les équipes et on profite d'un superbe créneau météo 3 jours annoncés grand beau et sans vent", vous avez bien lu -sans vent-
La météo, testée très juste "super à 1 ou 2 heures près, est fournie tous les 3 jours par l'agence locale (elle provient directement de la Nasa) pour les 5 jours à venir, par créneau de 6 heures".
Ne vous attendez donc pas à lire un nouveau bulletin avant mardi !

Fred part avec Cyril et Jean-Michel partent au Cuernos Norte, une face impressionnante, un big wall imposant en Granit pour faire la répétition de " for a fistfull of dollars - pour une poignée de dollars E3 A3+800M" ouverte par Mike Twid Turner - dans l'entrée de vallée ouverte en 12 jours en 1994 - 70 m de socle, 750 m de vertical en amphithéatre.
Cette face est à l'est, orientée contre le vent, "on va essayer de monter avec portaledge pour profiter au maximum du beau temps, sans vent le portealedge ne devrait pas se transformer en delta. En trois jours on devrait faire 800m, si on va vite. Au premier signe de vent on amarre le matériel plié et le sac, avec des points au dessus et au dessus, afin de limiter les mouvements et l'usure sur la roche ; on équipe en cordes fixes puis on redescend et on attend le prochain créneau de beau temps pour finir la voie."

En parallèle, l'autre équipe va répéter une autre voie de Twid Turner ouverte en 1999 sur le Mascara ‘For a few Dollars More’ ED3 ouverte en 4 jours, E3, en style Alpin "libre" à droite.

RV demain pour un retour complémentaire sur les 2 voies réalisées.
Brigitte

jeudi 26 février 2009

Encore une réussite pour l'ENJA

Vallée Bader, le 24/02
Photo 1 et 2 : Vallée Bader vu depuis le sommet de « Tchao Pantin »
et depuis le col entre les Cuernos Este et Cuernos Principal.
















Jean-Mi dans la fissure du bastion sommital assuré par Fabien et Fabien à la sortie du « OffWidth »
Aujourd’hui il fait grand beau, genre grand beau de chez grand beau ; pas un nuage, pas une bourasque. Bref le pied !
Donc il faut déjeuner vite fait, remonter le pierrier, enfiler baudrier, poignée jumard, croll puis partir et courrir sur les stats (cordes statiques). pan
>Fab, qui vient juste d’arriver, n'est pas mauvais à ce jeu et après 1h30 de manip toute l’équipe (Jean-Mi, Cyril, Fab et Juju) est en haut des 400m des cordes fixées les jours précédents.
Il reste 50m pour atteindre la plate forme située sur la tour de granite qui termine notre voie. Pour faire les 30 premiers mètres, Jeam-Mi mettra 2 heures de combat intensif. Le début de la longueur est avallé rapidement puis la fissure s’élargit et devient « off width » (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une fissure large de 15 à 30cm, redoutable pour les pauvres européens qui ne maîtrisent pas les techniques de verrou). Jean-Mi laisse toute son énergie à ramper puis décide de laisser sa place à Fab. Notre joker termine la longueur telle une anguille et bricole le dernier relais au sommet de la tour en triangulant dans tous les sens.
Au dessus de nous, comme prévu,le schiste déversant ne nous attire pas : blocs instables, arrêtes tranchantes, bref la voie se suffit à elle-même ; pas besoin d’aller au sommet tout pris.


mardi 24 février 2009

Première croix de l’ENJA

Nouvelle news de la vallée Bader.

Et de une ! La première croix est pour l’équipe composée de Fred, Jean-Francois et Romaric.

Photo 0 : Fred, Founet et Romaric au sommet du Cuernos Este ( corne de gauche depuis le lac)



Photo 1 : Fred, Founet et Romaric au sommet du Cuernos Este ( corne de gauche depuis le lac)
Photo 2 : La voie réussie se trouve sur la droite et se termine sur l’arête de droite


Photo 3 : Cyril dans une fissure démente !! Avec vue sur la fissure « Astroman »


Photo 4 : Julian et Cyril au relais, le masque est de rigueur, vent oblige. Au fond la Fortalleza.






Samedi après une journée de repos, ils n‘ont pu fixer 2 longueurs à cause
d’un vent trop fort pour continuer jusqu’au sommet mais ils ont ainsi pu
terminer les difficultés.
Le lendemain, sous un soleil radieux et sans vent, ils remontent le bastion de 300m pour s’attaquer à une course de montagne alpine : une épaule de granit pour rejoindre une arête de rocher marron brisée qui forme le chapeau sommital des Cuernos.
Cette arête facile techniquement demande une vigilance accrue dû à la solidité douteuse du rocher et les bourrasques de vent (+100km/h). 13H30 l’équipe est au sommet. Quelques photos plus tard, ils redescendent sous le grésille patagonien jusqu’au sommet du bastion où ils retrouvent les cordes fixe.
Ils décident de déséquiper en descendant en rappel. Mais c’est sans compter sur un vent soufflant cette fois ci très en continu : le premier rappel se coince !!!! Une heure plus tard, grâce au numéro de trapèze volant de Fred, ils le récupèrent. 2 rappel plus tard, rebelote !
L’extrémité d’une corde se coince derrière une écaille, ils décident d’abandonner le rappel et reviendrons le chercher une journée sans vent.
L’équipe est néanmoins contente est arrive fatiguée au camp Pendant se temps, l’autre équipe se repose pour recharger les batteries.

Dimanche, ils remontent les longueurs fixées et continue les longueurs mêlant libre et artif dans un rocher splendide que Jean Mi passe en temps record malgré un vent qui pourrait le faire s’envoler. Court répit avant d’attaquer la tour finale par une longueur bien sculptée permet de terminer la journée.
Aujourd’hui, après 300m de remontée sur corde pour se réveiller
Ce lundi s’annonce magnifique : beau temps et vent modéré et surtout des fissures parfaites de toutes tailles (pour les mains, à doigt ou à poing) dans un rocher compact. Les longueurs sont à la hauteur de nos espérances. Plus qu’une longueur de 50m en laminoir ( type Astroman du Yosemite). Mais il faut penser à redescendre en équipant les rappels pour les prochains jours
que nous attendons avec impatience.
Dernière minute !
Fab est arrivée ce soir fatigué mais sur motivé. Et demain une mule de ravitaillement ! La pâte à Tartiner NUT… commence à manquer à force de faire des chapatis !!!
On espère vous annoncer prochainement la réussite de l’autre équipe !!!!
L’ENJA attaque les croix.

dimanche 22 février 2009

ENJA ride the Storm - L’ENJA grimpe dans la tempête

Nouvelles de la vallée bader ! News du vendredi 18 février
La vallée Bader et ses multiples faces toutes plus belles les unes que les autres







Photo 2 : Julian grimpe dans sa troisième longueur avec un joli chapeau de schiste





Photo 3 : Cyril dans une longueur d’artif pas facile


Photo 4 : Romaric dans sa 2eme longueur avec le cuernos principal en arriere plan.

Après un répérage des faces mercredi, sous un ciel clément, nous décidons de faire nos premiers pas sur le granit Patagonien du Cuerno Este.

Nous nous séparons en 2 équipes :

une équipe de grimpeurs/trekkeurs composée de Founet, Fred et Romaric : ils ont choisi un itinéraire, avec une approche de 2h30, mais avec pour objectif le sommet du Cuernos
  • L’objectif de la seconde équipe -Julian, Cyril et Jean Michel- est situé seulement a1h de marche de notre camp. La voie projetée vise un superbe pilier qui bute sous un chapeau de schiste déversant.

Jeudi sous un beau temps les 2 équipes commencent à grimper. Mais le temps c’est littéralement dégradé. Au bout de 150m d’escalade, le temps devient patagonien, Fred a fini sa longueur dans une tempete à décorner les Cuernos : l’aventure est au rendez vous !

Julian dans l’autre équipe lutte aussi avec un vent plus soutenu, mais sans tempête.

Aujourd’hui, vendredi seule l’équipe proche du camp est allée faire de l’artif, leur véritable difficulté commence.

L’autre équipe se repose avant de faire une tentative de summit en One push ; en espérant le beau temps.

Côté logistique, l’installation du camp est terminée, et les grimpeurs peuvent enfin profiter d'une bonne douche.

On attend Fabien, notre joker de ravitaillement, frais comme un gardon.

L’ENJA se régale.

samedi 21 février 2009

La semaine d'Amaury aux Arcs

Amaury (le petit frère de Frédéric) vient de passer quelques jours aux Arcs avec sa bande de copains et copines, chez l'un de la joyeuse bande, que nous remercions vivement pour son accueil.

Je voudrais partager avec vous les très bonnes photos françaises de la semaine, prises par Amaury.
Un joli coucher de soleil prise depuis les Arcs 1800.
Super beau temps, the L A (Les Arcs) cession - un concours de freeride, en vidéo :
video

Une belle photo du Mont Blanc avec l'arête de Peuterey, -entre le nuage du bas situé en Italie et le nuage du haut au sommet du Mont Blanc- presque au premier plan ; une superbe course réalisée par Frédéric et deux copains (L'intégrale de Peuterey), mais qui nous laisse à tous un amer souvenir.
Adrien Garioud, c'est qui ? "et bien moi, je leur réponds ; "en montagne c'est un guerrier, en escalade un géant, au resto un ogre, sur l'autoroute un pirate, avec nous simplement un ami".Deg ton pote de cordée pour qui j'aurais voulu soulever des montagnes".
En souvenir de ce copain de Fred, je vous suggère de visiter le site souvenir - créé par ses parents.

















Brigitte

Le rêve de Michel


J'ai découvert Michel Dimitrieff en 2007 lorsque Frédéric était en expé au Ganesh 5 au Népal.

Il assurait de manière extrémement professionnelle la fonction de routeur météo.

C'est d'ailleurs lui qui aujourd'hui encore assure la liaison météo pour l'équipe ENJA de Bader.

Michel est handicapé moteur depuis sa naissance, mais fervant adpete d'alpinisme.
Il prépare depuis des mois, voire des années la traversée des Alpes par 25 sommets comme Patrick Berhault... Avec son coach Christophe Moulin, il s'entraîne car le départ est pour bientôt.
Frédéric les a croisé à Val Fournel, il y a quelques semaines, en cascade de glace.

Je vous invite à suivre son aventure sur son blog en lien à droite.

Pourquoi je vous parle de tout celà ?
Aujourd'hui sur France 3, dans l'émission "chroniques d'en haut" étaient diffusés deux sujets très intéressants :
  • le métier de guide de haute montage "sujet qui nous intéresse fortement, vous en doutez"
  • le rêve de Michel "un plaisir de suivre cette belle aventure humaine"

Vous pourrez revoir sur leur site ou sur le lien :

Vidéo chroniques d'en haut : guide de montagne, Michel Dimitrief

Bravo Michel
Son association :
Challenge Vertical Vallouise Ecrins
Tel : 04 92 45 59 68 - cvve@orange.fr

mercredi 18 février 2009

Installés au camp de base

Reprise, du blog de l'Enja, pour vous éviter les aller-retours

Le camp de base est installé en lisière de forêt, afin de profiter de la protection du vent

La salle à manger du camp de base dans une jolie cabane en forêt



Au vu de cette photo on pourrait se demander qui est la mule... Fred semble plus chargé que les chevaux... mais on va supposer que le chargement des chevaux n'est pas terminé.


Parti de Puerto Natales dimanche matin, nous prenons la route du Parc du Paine.

Après un passage difficile de l’Administration du Parc, qui nous fait perdre une heure , nous apprenons qu'il nous faut apporter un papier à l’autre bout du parc avant toute chose. Ceci oblige Founet à rejoindre le camp base en solitaire « pour la sécurité dixit le chef du parc » par l’autre coté du Lac Péhoé.

Le reste du groupe rejoint les «gauchos» et leurs mules afin d’organiser la premiere journée de portage. Les négociations pour rajouter quelques sacs au premier voyage n’aboutissent pas. Il nous faut nous résigner à ne prendre que le minimum vital.

Nous partons, sous une pluie continue, direction la vallée Bader.
Après 4 heures de marche, les chevaux s’arrêtent, il nous reste des portages de «20min» pour atteindre la «cabania».
Entre temps Founet nous a rejoint. La cabane est un état correct mais les fuites sont nombreuses. Après l'installation des tentes sous la pluie nous mangeons et nous couchons, humides et fatigués.

Lundi 16 au réveil, la pluie a disparu est nous pouvons apercevoir quelques sommets aux alentours. La journée est partagée entre bricolage de la cabane et attente du deuxieme portage des chevaux qui tarde un peu.

A 18h30, ils arrivent enfin !!! Grand soulagement, ils nous amènent tout le matériel qui nous manquait. Les portages recommencent, 2 aller-retour chacun. Bien contents que nos 600kg de matériel et de nourriture soient au camp de base.

Mardi 17, le réveil est plus tardif, nous prenons un petit déjeuner à l’abri de la pluie.
Puis nous commencons l’agrandissement de la cabane et les réparations necessaires à l’étanchéité du toit. Cette opération nous prend une bonne partie de la journée, mais le résultat est là, on a doublé la superficie et seulement quelques gouttes perlent.
Même les toilettes sont en place avec vue sur les Cuernos !!!!

En ce qui concerne le temps, celui-ci est Patagonien : alternance de pluie et de vent avec quelques rayons de soleil !!!! Dur de faire sécher les affaires. Par contre le camp est bien placé, le vent est atténué par la « forêt ». Le moral et la santé des troupes est bon, les travaux manuel nous occupent pleinement

Le programme des prochains jours va être le repérage des faces en espérant que le temps soit plus clément.

PS : Nous passons tous un petit bonjour à notre proche !!!

lundi 16 février 2009

un petit clin d'oeil


Alors que notre joyeuse bande s'apprête à passer un bon moment à dormir à la dur, soit au camp de base, soit dans leur portaledge en paroi...

j'aime bien la pub qui est actuellement placardée sur tous les affichages à Lyon...
Création : Agence Draftfcb pour Conforama

je vous laisse apprécier.

j'en connais pas beaucoup qui accepteraient le portage, ni le hissage...

quand aux questions techniques de fixation et de sécurité, je vous laisse juge.

mais l'idée est super.

En route pour le camp de base



Après 3 heures de bus depuis Punta Arenas avec leurs sacs à dos personnels et les 15 sacs de farine, recyclés en emballage de nourriture les voici arrivés à Puerto Natales, dernière étape en dur avant le long séjour en montagne.

La matinée de samedi a été consacrée au re-conditionnement des 350 Kg de matériel, arrivé directement à Puerto Natales, et des 250 Kg de nourriture, achetée au super marché de la zone franche de Punta Arenas. L'objectif le portage d'un maximum de sacs par les 12 mules... qui se sont transformées en six chevaux sur deux jours.

Départ pour le camp de base.
Un premier transport lundi pour environ 300 kg et pareil le lendemain.
"Il ne nous resteras plus qu'à faire des aller-retour d'une demi-heure. car les chevaux ne peuvent pas monter jusqu'au camp de base." ironise Frédéric. Je sais qu'ils sont costaud, mais il ne s'agit pas de se casser avant d'attaquer le vrai projet. Je comprends maintenant pourquoi Frédéric a fait une petite séance chez l'ostéopathe pour remettre d'aplomb ses os et muscles... et pris un rendez-vous pour son retour.
"On a vraiment optimisé le temps disponible. Impossible de faire mieux. La logistique est vraiment au top." Il semble que Cristian de l'agence locale (FORTALEZA EXPEDITIONS) fasse l'unanimité de toute l'équipe pour son efficacité pour sa première collaboration avec une équipe de pros partant en expé haute montagne dans cette vallée de Bader.
"Pour l'instant tout roule comme sur des roulettes. On prends des forces, on profite des commodités et de la nourriture abondante et riche que l'on peut trouver en ville (viande, oeufs, coca cola)... Car après c'est fini pour 4 semaines." commente encore Frédéric.
Côté météo : "La région est magnifique et le temps assez cool pour le moment. Mais ça n'est pas comparable à ce que l'on va trouver à 1000m d'altitude en falaise.
"Tous les jours il pleut, même s'il n'y a pas de nuages au dessus de nous!" L'avantage c'est que tout sèche instantanément grâce au vent toujours présent !

mercredi 11 février 2009

à cette heure ils sont sur le point d'arriver à Punta Arenas


Prise juste avant le départ de Lyon
Romaric Pellicier, Jean-Michel Arnaud, Julian Breuil, Jean-François Reffet, Cyril Dupeyre, Frédéric Degoulet.
Départ en grosses et doudounes sur le sac pour éviter les 88€ par kg en exédent de bagage.
à cette heure fini l'avion pour quelques semaines
et bonjour les km en bus.
Bon voyage les jeunes

mardi 10 février 2009

En route pour Punta Arenas, Chile




Finir les dernières courses

Refaire le tri des bagages
Vérifier que les sacs ne sont pas trop en surcharge (23kg en soute + 10kg en bagage à main)... bon çà ira à 3kg près.
RV ce soir à partir de 18h30 à St Ex avec tout le monde... une dernière vérification.
On enregistre tous nos bagages jusqu'à Punta Arenas
Un petit coup de fil aux proches...
On embarque pour le premier vol d'un long trajet

Vol Iberia Flights 8715 - Lyon à Madrid - Departs: 20:20 Satolas (LYS)
Arrives: 22:10 Barajas (MAD)
Un petit stop à Madrid

ensuite départ pour un grand vol de 13h 45m
LAN Airlines Flights 705
Departs: 23:55 Barajas (MAD)
Arrives: 09:40 Arturo M. Benitez (SCL)
Encore un petit Stopover in Santiago, Chile (SCL) for 1h 30m
Dernier "petit vol" LAN Airlines Flights 285 : 3h 25m
Departs: 11:10 Arturo M. Benitez (SCL)
Arrives: 14:35 Pres Ibanez (PUQ)

Mais le voyage ne s'arrête pas là... la suite se fera en bus
Mais vous trouverez tout celà dans le blog de l'Enja
Ils ont également créé sur googlehearth tous les repéres ; trés intéressant
vous pouvez le télécharger sur le blog enja
ou suivre ce lien :
Côté géographie, les cartes nous parlent de "Patagonie Chilienne" pour le parc national qui héberge la vallée de Bader.
ci-dessous le lien vers le très joli site web de l'hôtel qui va les accueillir, avant d'affronter les joies de l'alpinisme.
La suite dans quelques jours.
Brigitte

dimanche 8 février 2009

Ouverture Collection automne-hiver

Ouverture le 21/01/09 par Fred Degoulet et Benjamin Guigonnet et le 01/02/09 avec Arnaud Bayol pour L8
300m dont 130m originaux : 7b+ (ou 6a/A0), M7, VI, 6

Départ par la longueur « Nouvelle collection » puis ouverture d’une connexion en bas de la face pour rejoindre la L2 de « Quartier nord ». La jonction en 6a n’étant pas possible car nous serions arrivés sur de la glace fine et décollée (relais douteux).
Puis ouverture de 3 longueurs en haut de la face sur 2 beaux tubes exceptionnellement formés et enfin, une dernière longueur en dry pour se finir les bras.

Matériel nécessaire : 14 dégaines (à cause de L3), 5 friends (pour L1, L2 et L8) du 0,3 au 1 Camalot, 1 piton (lame fine) au cas où.
Topo :

L1 : 30m, 7b+ ou 6a/A0 (4 spits), VI, 6. Le freestanding ne touche pas et était légèrement décollé à cause du redoux ! Longueur psycho ! Relais sur la méduse recouverte d’une succession de croutes de regel "dégeu".
L2 : 40m en traversée, 5c+, 2 pitons en place. Le deuxième est équipé d’un mousqueton afin de penduler pour sortir sur la vire. Rocher assez médiocre dans l’ensemble. Relais sur R1 de « quartier nord » (2 spits).
L3 : 55m, M7, 5, glace fine en sortie (engagée). Très belle longueur de dry parsemée de glace et bien spitée (environ 12). Grosse ambiance gazeuse car très devers. Relais sur broches.
L4 : 60m, III, 4+, grosse envolée toute en glace. Relais sur broches.
L5 : 55m, III, 4+/5, traversée sympathique. Relais sur broches dans le renfoncement.
L6 : 30m, IV, 5+, beau tube très sculpté. Relais au pied du freestanding sous le dévers.
L7 : 40m, V, 6, freestanding qui pend dans une voute sur 15 mètres. Relais sur broches.
L8 : 25m, M5+, III, 5. Une petite longueur de dry très esthétique pour la récup active. Un piton et un spit en place. Relais sur arbre.

La Gorzderette

Compétition amicale et festive, dont le slogan est "détendez-vous, ça va bien se passer".
Avec la fouine.
Tout commence par le retrait des dossards, où il fallait présenter un certificat médical... que nous n'avions pas.
Un petit coup de word... un peu de copier-coller... et nous voilà apte à affronter les épreuves. Merci internet.

Par équipes de deux, 113 équipes, cinq épreuves diverses (luge à foin, ski de fond avec jeté de béret, cascade, course en montagne encordés, ramonneurs en raquettte-tandem) sont proposées. Le but est d'arriver à engranger le plus de points possible. Le premier prix est... un lapin chacun (vivants) qui s'appellent Gorz et Derette.

On monte au site à Champagny-le-haut.
  • On commence par le plus physique... la luge à foin de plus de 100kg... avec un parcours en 8 et des bosses à franchir... on signe l'un des 10 meilleurs temps. On a tout donné au point d'avoir la gerbe pendant un bon quart d'heure.
  • Ensuite, parcours d'arête en montagne... vraiment pas facile. C'est un jeu d'équilibre sur des rondins ou des poutres rondes verglacées et un passage de rimaye déversante à franchir à l'aide de piolets droits enfoncés dans la neige "abominable".
  • Epreuve surprise, comme d'habitude très originale : ramonneurs en raquette-tandem avec l'échelle et le hérisson . Coordination, superbe entente et tactique sont au rendez-vous. Un petit cafouillage pour enlever les fixations des raquettes nous fait perdre de précieuses secondes mais nous sommes quand même dans le top 10.
  • Cascade. On prend la ligne, pensant être la plus dure, donc la mieux récompensée ; mais ce n'est pas le cas. L'entrainement intensif des semaines précédentes rend cette épreuve trop facile pour moi. Le public commence à chauffer et me pousse à sortir sur la plateforme de la structure et à envoyer un gros salto arrière... qui m'offre un bonus "show".
  • La dernière épreuve... celle où l'on ne brille pas... celle qui nous a mis dedans... le ski de fond. Pour Ben c'était la première fois. Et pour moi, ça remontait au Lycée du Diois... Le premier a fait 1"55 ; j'ai fait 2"48 avec une chute et le passage du tunel en pleine face. Pour Ben, c'est 3"20 et quelques chutes aussi.

Voilà pour les épreuves. On a quand même fini 3èmes au général et bien fêté pendant le concert. On a gagné plein de bricoles qui ont rentabilisé le voyage.

http://www.gzd.fr/

Glace en cascade... janvier

Ce début de saison, bien froid, a tenu ses promesses...
les cascades se sont formées petit à petit et le froid se maintenant elles ont grossi, grossi, grossi... Benjamin Guigonnet, dit "la fouine", m'a rejoint dans les Hautes-Alpes pour une semaine de glace.
Au final, bonne moisson de croix :


  • le géant des tempêtes - 200m, III, 5+ (Fournel)
  • Davidoff - 200m, II, 4+ (Fournel)
  • Cascade Chantriaux - 200m, III, 6 (Freissinières)
  • Esméralda - 110m, III, 6 (Freissinières)

Pour un petit entr'acte avec Stéphane Benoist, un peu de dry au Mont Saxonnex, vers Chamonix, qui était vraiment fourni cette année :

  • M8, I, 5
  • III, 5
  • III, 5+

Découverte du cirque de Sixt fer à cheval en formidable condition cette année :

  • Cascade de la Lyre - 550m, VI, 7

Chaud, mais pas fatigués, on tente avec un quatrième de cordée, Damien Tomasi

  • Shiva Lingam - 120m, III, 6 (bassin d'Argentière)

Mais Ben coincé sous la cascade d'eau, derrière la première cordée, a rebroussé chemin, à la limite de l'hypothermie. Inutile de poursuivre. La machine est épuisée.
Une autre semaine débute avec Cécile. Au programme petite goulotte et cascade tranquille. Mais au détour d'un petit ravin on ne sait jamais ce qui nous attend...

  • La goulotte - 300m, III, 4 (Champoléon)
  • l'âge de glace - 120m, III, 6+ (Champoléon)
  • les formes du chaos - 300m, III, 4 (Ceillac)
  • Y de gauche - 100m, II, 4 (Toureng)
  • le double tube - 30m, II, 5 (Toureng)
  • Bleu comme l'enfer - 100m, VI, 6+ (Champoléon)
La fouine revient pour une semaine, mais un petit redoux s'installe. Nous partons dans le Diois avec Jean-Michel Arnaud, mon coach de l'équipe ENJA, pour :
  • Lou monstraou - 150m, ED, M7, 5+

Retour sur Freissinières 2 jours après. Les températures sont toujours douces. Nous avions prévu de faire Doberman - 250m, M7, V, 7 - mais le placage de pétales des premières longueurs est tout décollé. Nous partons donc ouvrir, plus à droite, une ligne repérée il y a quelques semaines qui commence par "nouvelle collection" - 7b+, 6 et rejoint L2 de "quartier nord" - M7 pour finir entre les tubes de "Gramusat direct" et "centrale scrutinizer". Vous trouverez le topo dans un message séparé.

  • Collection automne-hiver - 300m, 7b+ (ou 6a/A0), M7, VI, 6

Notre expérience de la compét La Gorzderette, dans message à suivre.

Dernière semaine de janvier, avec une belle brochette d'amis (Sylvain, Frog, Pivert et Chef Bayol) :

  • Marsh paradise - 200m, III, 5 (Champsaur)
  • le double tube - 60m, II, 6 (Champoléon)
  • Blind faith - 300m, V, 6 (Freissinières)
  • Gramusat direct - 320m, IV, 6 (Freissinières)

Juste ce qu'il fallait pour partir sans regretter cette bonne saison de glace.

Fred